02.01.2009
Neuf solutions contre la sécheresse vaginale
Douleurs, baisse de libido, déprime… la sécheresse vaginale peut devenir un enfer ! Elle touche pourtant près d’une femme sur deux à partir de la cinquantaine. Neuf solutions simples et efficaces pour ne plus bouder votre plaisir !
Aurélie Blaize - Lundi 7 janvier 2008
Validé par le Dr Jean-Pierre Rageau
Faites durer les préliminaires… Lors des préliminaires, le cerveau envoie un signal à l’organisme qui sécrète, au niveau des parois vaginales, une substance lubrifiante. Le hic, c’est que l’intervalle entre ce signal et la lubrification augmente avec les années. La durée des préliminaires doit donc être plus longue dès la trentaine, et qui plus est à partir de la cinquantaine (le taux d’oestrogènes, hormones activant la lubrification vaginale, chutant à cette période). D’où l’intérêt d’une communication verbale accrue au sein du couple concernant ce sujet ! A noter : certaines pratiques sexuelles comme la masturbation et/ou le cunnilingus augmentent l’excitation sexuelle et améliorent la lubrification par exemple...
Rapports sexuels : de la régularité ! Faire l’amour régulièrement augmente l’efficacité de la lubrification. Pourquoi ? Parce qu’à chaque relation sexuelle, les tissus vulvaires et vaginaux sont un peu plus stimulés. Mais ce n’est pas tout. L’exposition de ces tissus au sperme prévient également la sécheresse vaginale. Le liquide séminal masculin est riche en prostaglandines (des substances grasses), protéines et vitamines. Résultat : il nourrit et apaise les muqueuses féminines.
A noter : il n’y a pas de régularité idéale.
Evitez le stress ! Selon une enquête réalisée par l’institut Louis Harris en 2003, 39 % des femmes ménopausées souffrant de sécheresse vaginale sont stressées avant un rapport sexuel ! Or, la peur d’avoir mal bloque le processus d’excitation sexuelle. Conséquence, les parois vaginales se lubrifient mal e
t la pénétration devient douloureuse.
Conseil : mieux vaut prendre son temps et, surtout, ne pas culpabiliser !
Quid des traitements hormonaux ? Les traitements hormonaux substitutifs de la ménopause (THS/THM) par voie orale et, surtout, transcutanée (sous forme de pilule, d’ovule ou de crème) sont riches en oestrogènes (hormones sexuelles). Selon l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), ils "restent les plus efficaces contre (…) la sécheresse vaginale". Cependant, ils sont aussi vivement remis en cause depuis 2002 par cette même agence. Des études montrent qu’ils sont à l’origine d’une augmentation du risque de cancer et d’accidents vasculaires.
A noter : les traitements par voie transcutanée seraient plus rapides même si leur application est moins aisée.
Hygiène intime : en douceur ! Mieux vaut ne pas dépasser plus de deux toilettes intimes par jour ! Cela risque de perturber l’équilibre de la flore vaginale (dite "flore de Döderlein"). Autre conseil : utilisez un savon doux à pH neutre (autour de 7) et bannissez la douche vaginale ! Selon une étude américaine, publiée en 2002 dans la revue Obstetrics & Gynecology, cette pratique entraînerait la disparition des bactéries (lactobacilles) protègant la flore vaginale des agressions microbiennes. Dernier conseil : n’appliquez jamais de parfums ni de déodorants sur vos parties génitales (évitez les lingettes intimes parfumées).
Quels sont les lubrifiants efficaces ? Les gels lubrifiants sont surtout indiqués lors du rapport sexuel. S’ils sont disponibles en pharmacie et en grande surface, certains sont cependant à proscrire… Ceux à base de vaseline et d’huile, notamment (ils sont irritants pour les muqueuses et rendent poreux les préservatifs) ! Il faut leur préférer les produits à base d’eau ou de silicone qui, grâce à l’acide hyaluronique, au glycérol et à la vitamine PP qu’ils contiennent, lubrifient et réhydratent le vagin. "Chez la femme ménopausée, il faut utiliser ces gels au quotidien", précise la gynécologue Bérengère Arnal-Schnébélen, co-auteur de Comment enrayer l’épidémie des cancers du sein.
Attention aux médicaments ! Certains médicaments favorisent la sécheresse vaginale ! Par exemple, certains antihypertenseurs, antidépresseurs et antihistaminiques peuvent tarir les sécrétions. Le plus simple reste de lire attentivement les notices... Si cette dernière stipule que le médicament peut entraîner une sécheresse buccale, il assèchera également les autres muqueuses - dont celles du vagin.
En clair : au moindre doute, demander conseil à votre médecin.
Les solutions phyto Soja, sauge, houblon, lin, kudzu ou cimicifuga, toutes ces plantes peuvent être prescrites en cas de sécheresse vaginale. Elles sont riches en phytooestrogènes, une substance hormonale qui active la lubrification du vagin. Selon une étude réalisée en 2003 par des chercheurs britanniques, le trèfle rouge soulagerait, lui aussi, la sécheresse vaginale. Mais attention : les phyto-oestrogènes sont contre-indiqués dans certains cas ! Jamais d’automédication : consultez un médecin phytothérapeute avant toute prise.
Pour plus d’informations sur les plantes, cliquez ici.
Les remèdes homéopathiques "L’homéopathie est une alternative thérapeutique en cas de sécheresse vaginale et vulvaire", explique Albert Claude Quemoun, docteur en pharmacie et président de l’Institut homéopathique scientifique. Les médicaments les plus souvent prescrits sont Folliculinum (5 CH) et Muqueuse vaginale (4 ou 5 CH). Le Bryonia (5 CH) et l’Aluminia (5 CH) sont indiqués quand la sécheresse vaginale est vraiment gênante. Quant au Natrum muriaticum (5 CH), il est utile en cas de fissurations vaginales. L’homéopathie peut se prendre jusqu’à ce que les symptômes s’améliorent.
Source : Medisite.fr
14:20 Publié dans Sexualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : sexualite, menopause, secheresse vaginale



Commentaires
De bons conseils et on apprend à se connaître... Merci Monette.
Ecrit par : elisabeth | 02.01.2009
Oui Elisabeth, ne nous privons pas des plaisirs sexuels puisqu'il existe des moyens simples pour remédier aux petits désagréments provoqués par la ménopause
Ecrit par : monette | 02.01.2009
et bah je confirme que ne c'est pas seulement à la ménopause que la secheresse vaginale a des risques d'apparaitre, moi j'ai 25ans et depuis que j'ai pris la pilule, je fais malheureusement partie des femmes qui souffrent de cet pathologie!!! sniff
alors que quand je ne prenais pas de pilule tout etait pour le mieu !!!cela fait un an que j'ai arrété la pilule mais rien n'y fait et maintenant je suis condamnée à acheter des lubrifiants. sniff!!!
Ecrit par : Sabrina | 04.08.2009
merci pour ces informations complètes et claires.
C'est vrai cela rassure de ne pas se sentir seule
avec tout ces problèmes empoisonnant
je souffre de sécheresse vaginale et vulvaire
et bien sur mycoses et compagnie vaginose
le stress y est pour beaucoup, la préménopause
en plus des autres problèmes
et cela complique mes relations avec mon ami
Ecrit par : erredetemps | 09.11.2009
N'hésitez pas à consulter un gynécologue
Il ne faut pas rester avec ces problèmes, il y a toujours une solution!!
Ecrit par : monette77100 | 14.11.2009
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