22.09.2008
L’argent de poche
© Fancy/Veer/Corbis
par Claire Frayssinet
L’argent de poche est un outil éducatif permettant aux enfants de se responsabiliser. Il faut donc en distribuer de manière raisonnable et en ayant toujours à l’esprit que donner de l'argent de poche est avant tout une preuve de confiance.
Combien donner à son enfant ?
Les parents donnent en moyenne 17,70 euros par mois à leur enfant (étude CSA pour le Crédit Agricole). Les enfants français sont d’ailleurs parmi les moins bien lotis en Europe. En comparaison, un petit Allemand touche environ 34 euros tous les mois. Et la crise du pouvoir d’achat ne vient pas arranger les finances des enfants français… Par rapport à une enquête réalisée en 2006, les parents sont moins nombreux à donner de l’argent de poche et en surveillent davantage l’usage.
Le montant versé dépend en grande partie du nombre d’enfants. Un enfant unique touche environ 22,80 euros contre 15,10 euros en moyenne pour les fratries de trois enfants et plus.
L’âge aussi est une variable importante dans la fixation d’un montant. On n’a évidemment pas les mêmes besoins ni les mêmes envies à 8 ou 17 ans… Evaluez donc leurs besoins en fonction de ce que vous considérez être à leur charge : sortie au cinéma, achat d’une console de jeux, vacances entre copains… En attribuant une somme identique tous les mois, on apprend aux enfants à prévoir et à économiser pour mettre en œuvre des projets.
À partir de quel âge faut-il donner de l’argent de poche ?
Il est essentiel d’attendre que l’enfant sache compter et même effectuer des opérations de base comme les additions et les soustractions pour avoir conscience de ses dépenses. L’argent de poche a une vocation pédagogique, il faut donc que l’enfant ait des notions d’épargne. En moyenne, les parents commencent à en verser lorsque leur enfant fête ses 9 ans. Mais 31% des parents d’enfants de moins de 8 ans donnent déjà de l’argent de poche. À 15 ans, 61% des enfants perçoivent de l’argent de poche. Mais contrairement à l’étude de 2006, ces derniers reçoivent majoritairement leur argent lors de grandes occasions (noël, anniversaire…) Preuve du durcissement du comportement des parents…

À quoi sert l’argent de poche ?
Il ne faut pas confondre argent de poche et rémunération. Évitez de rémunérer systématiquement le moindre service que vous rend votre enfant. Débarrasser la table ou faire son lit doit rester des actes gratuits. Personne ne vous paie, vous, quand vous faites la cuisine ! De même, une bonne note ou la réussite à un examen se suffisent à elles-mêmes. La satisfaction du travail bien fait ne mérite pas de récompense en argent.
En revanche, il n’est pas interdit de donner une petite pièce pour récompenser un effort particulier. S’il a arrosé les fleurs de votre voisine pendant les vacances ou s’il décide d’aider son petit frère à faire ses devoirs au lieu d’aller jouer, une récompense n’est pas interdite…
Pour que votre enfant apprenne à bien gérer son argent, vous pouvez télécharger gratuitement un petit logiciel. Chopi permet aux enfants de calculer facilement leurs dépenses.
21:39 Publié dans Enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.09.2008
Un massage pour le plaisir de Bébé
Par Destination Santé 
Le toucher est le premier des cinq sens à se développer chez le foetus. Dès le 2ème mois de grossesse, le sens tactile apparaît le long de la colonne vertébrale, des fesses et du cou. Le futur bébé perçoit ses premières sensations par le placenta et les contractions utérines. A 15 semaines environ, ses doigts sont dotés de récepteurs. En effleurant des mains, des pieds et des lèvres, il explore ce qui l'entoure. A 20 semaines, il réagit aux caresses appliquées sur le ventre de sa mère.
A sa naissance, il se trouve brutalement privé de la tiédeur et de la caresse constante du liquide amniotique. C'est l'angoisse du vide ! Le massage va l'aider à accepter en douceur sa nouvelle vie. Le nourrisson a besoin de contact peau à peau pour se sentir rassuré… L'Occident découvre à peine les vertus du massage, alors qu'il est pratiqué depuis des millénaires en Orient et en Afrique. Chez nous, masser est un luxe pour détendre ou soigner. Ailleurs, il fait partie de la vie quotidienne pour les petits enfants.
Chaque pays attache une croyance au massage pour les bébés : il rend plus fort, plus intelligent, lisse et harmonise le corps, éloigne les mauvais sorts. Ces pensées traditionnelles ne sont pas loin de la vérité médicale ! Le massage est bon pour tout : système nerveux, circulation sanguine, oxygénation, stimulation du système immunitaire, régulation de la respiration et du rythme cardiaque, développement du squelette, digestion, sommeil…
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16.09.2008
Pour ou contre la fessée?
Par Le Coach -
Nadine Morano à la rescousse des popotins des petits Français!
Le Parisien annonce en effet que la Secrétaire d'Etat à la Famille vient de signer, au Conseil de l'Europe à Stockholm, un appel intitulé ''Lève la main contre la fessée".
C'est quoi cet appel?
Lancé en juin 2008 par des représentants à haut niveau des gouvernements et des organisations internationales, des parlementaires, des autorités locales, des médiateurs, des jeunes, des familles avec des enfants, des ONG et des professionnels du réseau enfance, il demande l'interdiction formelle du châtiment corporel à l'encontre des enfants, la promotion de la parentalité positive et la sensibilisation aux droits des enfants à travers toute l'Europe.
Levez la main contre la fessée, affiche officielle
En France, le cas de la fessée semble coincé entre deux chaises.
Pierre Brice Lebrun, professeur de droit spécialisé dans l’autorité parentale et le droit de la famille analyse la question sur son blog:
"Les parents ont-ils en France le droit de corriger leur enfant, de lui donner des claques et des fessées? La réponse est juridiquement intéressante: la loi a priori dit non, elle condamne les violences, surtout si elles sont commises sur un enfant, ce qui est une circonstance aggravante, mais elle ne dit pas vraiment non, parce qu'elle ne cite pas les parents. En clair: frapper un enfant est interdit, mais la loi ne dit pas que c'est interdit même à ses parents, alors que la plupart des parents croient franchement qu'ils en ont le droit. Du coup, face à cette ambiguité, la justice dit oui. En fait, elle ne dit pas vraiment oui, mais plutôt “oui, mais”. Elle n'accepte pas: elle tolère sous conditions"
Quant aux internautes, que pensent-ils de la fessée?
Ils répondent à notre sondage de décembre dernier, La fessée, éducative ou inutile?
43% l'utilisent mais avec modération
37% déclarent qu'une bonne fessée n'a jamais fait de mal à personne.
Et 9,2% déclarent "jamais de la vie!"
3,5% souhaitent mettre les parents pratiquant la fessée...derrière les barreaux.
Comment s'expliquent-ils?
Pour Didine, la fessée est d'utilité publique...
''Ça ne fait de mal à personne. Je n'ai pas pris beaucoup de fessées, et je ne crois avoir jamais pris de claque. La première fessée dont je me souvienne, je l'ai prise à 4 ou 5 ans, quand j'ai failli me jeter sous les roues d'une voiture. Je n'ai pas regardé avant de traverser et ma mère a juste eu le temps de me rattraper par le pull... une fois en sécurité sur le trottoir je me suis pris une fessée, je ne me souviens pas d'avoir eu mal, juste du geste... et j'avoue que j'ai plus compris que ce que j'avais fais été dangereux grâce a la fessé que grace à l'explication donnée par ma mère (...) je pense donc qu'il faut arreter un peu de faire de nos gosses des enfants-roi a qui ont plus rien le droit de dire ou faire... ça en fais des gosses qui ne respectent plus rien...''
...tandis que Hobbes considère la fessée comme dernier recours...
''La fessée ou la claque est un dernier recours, quand l'enfant cherche sciemment à dépasser les limites. Un recours systématique est déplorable et signe criant d'échec ou/et d'impatience. La fessée n'a pas à être violente ni douloureuse, c'est le geste qui compte, qui marque la limite. Et un enfant a besoin de limites. Je dirais que la fessée est surtout pour les plus jeune; la claque pour les plus grands (allez mettre une fessé à un ado! ;) ) Mon fils (16 ans) a dû se prendre 4 claques dans les 8 dernières années; c'est dire si je n'en abuse pas... Mais en regardant en arrière, elles étaient méritées et données de sang-froid, sans colère, mais pour "marquer le coup". Il ne m'en veut absolument pas d'ailleurs. Je pense que c'est la le signe d'une correction méritée: l'enfant la comprend, et n'en ressort pas traumatisé."
Alors la fessée, qu'en pensez-vous? Faut-il ou non la bannir du cercle familial?
17:07 Publié dans Enfants | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
11.09.2008
Prenez le bon rythme à la rentrée
Après le relâchement des vacances, la rentrée est parfois un choc. Au plus vite, recalez toute la famille sur une hygiène de vie et une hygiène alimentaire qui permettront à tous de reprendre un rythme scolaire sereinement.
En plus des somnolences, la privation de sommeil altère les résultats scolaires. Or, le nombre d'enfants ayant une quantité de sommeil insuffisante est en constante augmentation. Au premier rang des accusés: le temps passé devant la télévision et l’écran d’ordinateur! Nos petits arrivent en classe fatigués et inattentifs avec de grands problèmes de concentration. Et les parents, inquiets par la baisse des résultats, ont trop souvent tendance à s'affoler et à chercher un traitement médical. Mieux vaut utiliser son bon sens: sommeil suffisant et hygiène alimentaire suffisent souvent à redresser la barre.
Il est indispensable de convaincre les enfants de prendre un petit-déjeuner consistant et équilibré. Il ne s'agit pas de consommer des confiseries, mais d'avaler au moins des sucres complexes ou lents comme par exemple ceux contenus dans le pain ou les céréales, sans oublier le verre de lait. Cela fait partie de l’hygiène alimentaire!
Soyez vigilants!
Les 10 conseils de base pour réussir la rentrée scolaire
2. Petit-déjeuner copieux et équilibré: au minimum un laitage (lait, yaourt, fromage blanc), des sucres lents (pain, biscottes, céréales) et une boisson (café, thé, chocolat).
3. Brossage soigneux des dents: au minimum le matin et le soir avant d'aller se coucher.
4. Lavage des mains: au minimum avant chaque repas.
5. Ongles courts et propres: toute négligence favorise les infections gastro-intestinales et la propagation de vers intestinaux.
6. Chaussures confortables: le cuir est l'idéal, par opposition aux tennis qui échauffent les pieds, provoquent des mycoses et favorisent les entorses.
7. Cartable léger: maximum 10% du poids de l'enfant.
8. Vêtements amples: des pantalons trop serrés favorisent les troubles veineux et les infections urinaires.
9. Comportements sains: pas de tabac, pas de jeux de crachats (vecteurs de maladies contagieuses comme la tuberculose et l'hépatite B).
10. Visites médicales régulières: particulièrement pour les plus petits et les malades chroniques (diabète, asthme). Tenue à jour du calendrier vaccinal et des informations utiles au médecin scolaire.
09/09/2008
Isabelle Eustache, journaliste santé
11:28 Publié dans Enfants | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


