21.10.2009
Suite du jeu...si j'étais
Si j'étais une fenêtre
je serais bien sur ouverte
j'aurais vue sur les toits de la ville
je serais une fenêtre solitaire
regardant les autres fenêtres
tiens chez celle-ci la famille prend son repas
un peu plus à gauche
des amoureux s'étreignent
mon coeur se serre
pourquoi suis-je une fenêtre seule
trois fenêtres plus bas une jeune fille est devant un chevalet
un paysage prend forme sous son pinceau
jeune fille, jeune fille.....
voudrais tu un jour peindre une jolie fenêtre comme moi?
ho! mais je pensais dominer toutes les fenêtres
mais juste un peu plus haut une autre me fait un clin d'oeil
en s'ouvrant et se fermant
c'est une belle fenêtre masculine
je crois que je ne serais bientôt plus une fenêtre solitaire
14:20 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.08.2009
Citation
Je ne connais que 2 choses qui soient infinies : l'Univers et la bétise humaine, mais je ne suis pas sûr de la première
(Arthur Buies)
09:46 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.08.2009
Citation
Le poète choisit, élit, dans la masse du monde, ce qu'il lui faut préserver, chanter, sauver, et qui s'accorde à son chant.
[ Edouard Glissant ]
Extrait de L'Art poétique
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17.07.2009
Citation
Ecrire, c'est arrêter des parcelles d'instants pour les donner. Ecrire c'est déjà un peu arrêter le temps.
[ Claude Péloquin ]
Extrait de Mets tes raquettes
20:37 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.06.2009
Fable d'Esope
D'une Femme.
Une Femme avait un ivrogne pour Mari. Voulant le délivrer de ce vice, elle imagina la ruse que voici. Quand elle le vit alourdi par l'excès de la boisson et insensible comme un mort, elle le prit sur ses épaules, l'emporta et le déposa au cimetière, puis elle partit. Quand elle pensa qu'il avait repris ses sens, elle revint au cimetière et heurta à la porte. L'ivrogne dit: " Qui frappe ? " La Femme répondit : " C'est moi, celui qui porte à manger aux morts. " Et l'autre: " Ce n'est pas à manger, l'ami, mais à boire qu'il faut m'apporter. Tu me fais de la peine en me parlant de nourriture au lieu de boisson. " Et la Femme se frappant la poitrine: " Hélas, malheureuse, dit-elle, ma ruse n'a servi de rien. Car toi, mon Mari, non seulement tu n'en es pas amendé, mais tu es devenu pire encore, puisque ta maladie est tournée en habitude ". Cette fable montre qu'il ne faut pas s'attarder aux mauvaises actions, car même sans le vouloir, l'Homme est la proie de l'habitude.
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Si j'étais .....
22:24 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.06.2009
Si j'étais .....
Si j'étais une mélodie
Je serais une berceuse pour endormir les petits enfants
Si j'étais une mélodie
Je serais une romance pour tous les amoureux
Si j'étais une mélodie
Je serais un hymne pour la paix
Si j'étais une mélodie
Je serais ce brin de chansonnette qui trotte dans la tête
Si j'étais une mélodie
Je serais ces notes d'amour inventées que pour toi
19:46 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11.06.2009
Fable d'Esope
D'un Homme qui avait deux Femmes.
Un Homme nourri dans les délices, et qui était encore dans la force de son âge, ni trop vieux, ni trop jeune, quoique ses cheveux commençassent déjà à grisonner, s'avisa d'épouser deux femmes, dont l'une approchait de la vieillesse, et l'autre était encore dans la fleur de la jeunesse. Ils demeuraient tous trois dans la même maison. La plus âgée voulant se faire aimer de son mari, par la proportion de l'âge, lui arrachait poil à poil tout ce qu'il avait de cheveux noirs. La plus jeune qui voulait aussi avoir part à la tendresse de son mari, lui arrachait de son côté tous les cheveux blancs. De sorte que ces deux femmes en continuant chaque jour cet exercice, le rendirent entièrement chauve, et il devint la fable de tout le monde.
14:33 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.05.2009
Si j'étais .....suite
Si j'étais une peinture.......
P comme la paille des champs
E comme l'écru du tissu
I comme l'ivoire de l'éléphant
n comme le noir du deuil
t comme la terre de sienne
u comme l'ultraviolet du soleil
r comme le rose des fleurs
E comme l'ébène du bois
22:21 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.05.2009
Si j'étais.....pour mon inspirateur
Si j'étais l'érotisme
Je serais ces bouts de doigts qui effleurent ta peau
et te feraient frémir
Si j'étais l'érotisme
Je serais ces lèvres qui goûteraient
les parties intimes de ton corps
et qui feraient monter le désir
Si j'étais l'érotisme
Mon corps épouserait le tien
et je verrais dans tes yeux l'éclat du diamant
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