09.01.2009

CARTE DU CIEL pour les 12 mois à venir

CARTE DU CIEL Localisez les étoiles en janvier
Les positions des constellations, des astres nommés et des planètes visibles ce mois-ci, avec cette carte de l'hémisphère céleste. Observer


31.10.2008

Vrai ou faux ? La sève monte dans les arbres

Si Newton a vu juste tout corps sur terre subit les lois de la gravité, y compris les fluides comme la sève des arbres. Mais est-ce vraiment le cas ?

 

Nul n'est sans savoir que sur la Terre, une force d'attraction s'exerce sur chaque corps : la pesanteur. C'est grâce à elle que nous tenons debout. Vous en avez fait l'expérience, par exemple lorsque vous laissez tomber un verre, il se dirige inexorablement vers le sol. De même lorsque vous faite couler de l'eau. Seul moyen de contrer cette gravité : apposer une force contraire. C'est le cas du sang dans notre corps. Il irrigue le cerveau sans difficulté car une pompe, le cœur, lui permet de monter.

Chez les végétaux, qu'en est-il

 

Deux types de sèves

La sève est cette substance collante orangée qui a la fâcheuse tendance de tâcher nos vêtements. Elle correspond au sang des végétaux et transporte tous les nutriments indispensables à leur survie. Mais il en existe deux sortes distinctes :

- La sève dite élaborée est une solution aqueuse qui se forme au niveau des feuilles. Elle contient des gaz dissous tels que l'oxygène et le dioxygène. En effet, c'est au niveau de cellules foliaires, les stomates, que les échanges gazeux s'opèrent. Cette sève contient également des nutriments tels que les sucres résultant de la photosynthèse. Tout est acheminé aux organes inférieurs par le phloème constitué de tubes criblés. On parle de sève descendante.

- La sève dite brute est composée essentiellement d'eau et de sels minéraux. Tout est puisé dans le sol par les poils absorbants des racines. Par phénomène d'osmose, ils diffusent de cellule en cellule pour atteindre des vaisseaux bien particuliers dits vaisseaux du bois ou xylème. Elle va être distribuée à tous les organes du végétal y compris les feuilles situées en hauteur. C'est la sève ascendante. Comment les végétaux font-ils pour contrer la gravité sans pompe ?

Le phénomène de capillarité

La nature est ingénieuse. Suivant ses besoins, elle met en place des mécanismes pour y répondre. Les arbres, les fleurs, les arbustes en font de même pour véhiculer cette sève brute jusqu'aux feuilles pourtant disposées à plusieurs mètres du sol.

Les vaisseaux constituant le xylème ont la particularité d'avoir un très faible diamètre. Cette finesse permet alors de propulser la sève vers le haut, c'est la capillarité. Pour comprendre ce qui se passe, prenez un buvard. Apposez le au-dessus d'un liquide, celui-ci va alors grimper sur le papier absorbant. Dans la tige, il se passe la même chose. Pourquoi ? La physique.

Entre deux milieux comme ici l'eau et l'air, il s'exerce une force dite tension superficielle. Elle découle de  la force de cohésion des molécules d'eau. Plus elle est forte, plus la tension superficielle sera importante. Dans l'eau, les molécules H20 sont très liées entre elles, donc la tension entre les deux milieux est conséquente.

Cette force enfonce le liquide vers le bas. Elle chasse ainsi de l'eau vers les parois des capillaires; de cette manière, elle fait remonter le liquide vers le haut contrant ainsi la gravité. Pour bien comprendre, imaginez un tube à essai rempli d'un liquide. Un piston vient s'enfoncer dans l'eau, une partie part alors vers l'extérieur et remonte

Un deuxième moteur : la transpiration des feuillesarbre-ethiopie.1177487981.jpg

 

La capillarité ne suffit pas à elle seule à monter la sève brute vers les feuilles. Il faut une deuxième pompe qui complète son action et permette ainsi d'acheminer le précieux liquide au-delà de 10 mètres de haut. Rien ne vaut une bonne petite suée !

Les feuilles sont le siège des échanges gazeux entre le végétal et l'atmosphère. Les stomates s'ouvrent pour laisser passer les gaz mais pas seulement. L'eau s'en échappe aussi sous forme de vapeur. C'est la transpiration foliaire. Elle est indispensable au maintien hydrique de l'organisme et à sa température.

Cette perdition d'eau va alors créer une succion dans la colonne de sève brute. Comme une pompe aspirante, la transpiration va alors happer la sève et l'amener dans les organes supérieurs tels que les feuilles à plusieurs mètres de haut voire dizaines de mètres suivant les espèces végétales.

 

 

27.10.2008

Vrai ou faux ? Un jour dure 24 heures

terre-lune.jpg
Aujourd'hui, une journée dure 24 heures, et il nous semble que cette durée ne change jamais. Et pourtant, il y a 900 millions d'années, un jour ne durait que 18 heures. Et à l'avenir, notre journée fera 50 heures ! La faute à quoi ?
L'année de plus en plus courte, la journée de plus en plus longue

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, la durée du jour n'est pas constante. Au dévonien (- 400 millions d'années), une année comptait 400 jours et, et 100 millions d'années plus tard, elle avait déjà rétrécit à 380 jours (des mesures que l'on a pu effectuer en observant les anciens coraux, dont la croissance dépend de l'insolation et de la température, donc de la saison).

Comme la distance Terre-Soleil n'a pas varié, c'est forcément que la durée du jour s'est allongée. Grâce aux horloges atomiques actuelles, on sait aujourd'hui que la journée s'allonge de 2 millisecondes par siècle. Si la durée du jour s'allonge, c'est que la Terre ralentit : elle tourne sur elle-même de moins en moins vite.
La Lune freine la Terre

Le responsable, c'est l'effet de marée : la Lune attire les océans et la croûte terrestre qui se soulèvent et se déforment périodiquement. Le double renflement provoqué par cette attraction provoque un ralentissement de la rotation terrestre. Ainsi, c'est la Lune qui veut empêcher la Terre de tourner !

Mais jusqu'où notre Terre va-t-elle ralentir ? Lorsque les renflements dus aux marées seront exactement alignés avec la Lune, les positions se figeront définitivement. La Terre conservera alors sa forme allongée en permanence, et il n'y aura plus de marées. La durée du jour sera synchronisée avec la période orbitale de la Lune, soit environ 50 de nos jours actuels. Les couchers de soleil se feront bien rares...Et comme la Terre tournera en même temps que la Lune, une moitié de la planète ne verra plus jamais notre satellite.
"La Lune décrit une orbite de plus en plus large, en forme de spirale très enroulée"

Il faudra quand même attendre quelques milliards d'années avant de renoncer aux soirs de pleine Lune. Ce scénario a déjà eu lieu pour la Lune elle-même : les effets de marée provoqués par notre planète ont ralenti sa rotation, si bien que la Lune met aujourd'hui autant de temps à tourner sur elle-même qu'à faire le tour de la Terre.
Le Lune s'éloigne de la Terre

Mais ce n'est pas tout : d'après les lois de conservation de l'énergie, le système Terre-Lune doit conserver une énergie totale de rotation constante. Le ralentissement de la Terre doit donc être compensé par un accroissement de la vitesse de la Lune. Celle-ci tend ainsi à décrire une orbite de plus en plus large, en forme de spirale très enroulée. La Lune s'éloigne progressivement de la Terre à raison de 3,5 cm par an.



Déperditions d'énergie

Soyons honnêtes : la Lune n'est pas la seule responsable du ralentissement terrestre. Les ondes de marées océaniques, les mouvements de matière dans le manteau, la circulation atmosphérique… peuvent aussi provoquer de minuscules variations de la durée de rotation.

De plus, le ralentissement de la Terre n'est pas uniforme. Aujourd'hui, il est important car la répartition des continents sur la surface terrestre accentue la déperdition d'énergie. Il y a 200 millions d'années, à l'époque où il n'y avait qu'un seul grand continent, la Pangée, il était moins accentué.


Céline Deluzarche, L'Internaute

18.09.2008

Découverte en Amazonie de la plus ancienne lignée de fourmis

WASHINGTON (AFP) - Une espèce de fourmi jusque-là inconnue appartenant à la plus ancienne lignée de ces insectes remontant à plus de 120 millions d'années a été découverte en Amazonie, selon une communication dans la dernière édition des Annales de l'académie américaine des sciences (PNAS).

Cette fourmi est probablement la descendante des plus anciens ancêtres de ces insectes et a été la première à évoluer, estime Christian Rabeling, un biologiste de l'Université du Texas à Austin (sud-ouest) qui a mis au jour ce spécimen en 2003.

"Cette découverte est peut-être d'une grande importance en termes d'évolution et révèle une richesse d'espèces de fourmis vivant encore dissimulées dans le sol de la forêt vierge", écrit ce scientifique avec les autres co-auteurs de cette communication.

"Basée sur nos données de fossiles, on suppose que l'ancêtre de cette fourmi devait ressembler à une sorte de guêpe, peut-être similaire à la guêpe fourmi primitive Sphecomyrma aujourd'hui éteinte retrouvée dans de l'ambre fossilisée datant du crétacé (145,5 à 65,5 millions d'années)", poursuit-il.

La Sphecomyrma est très largement considérée comme étant le lien manquant dans l'évolution entre les guêpes et les fourmis, précise Christian Rabeling.

La nouvelle fourmi a été baptisée Martialis heureka ou "fourmi de Mars" parce qu'elle combine des caractéristiques jamais observées auparavant surtout pour vivre dans le sol.

Aveugle -elle n'a aucun oeil-, pâle et dotée de larges mandibules pour probablement saisir ses proies, cette fourmi mesure de deux à trois millimètres.

Elle appartient aussi à son propre sous-groupe de famille, un parmi 21, selon ces chercheurs.

Il s'agit de la première découverte d'un nouveau sous-groupe de famille de fourmis ayant des specimens vivants depuis 1923. D'autres sous-groupes ont été découverts mais à partir de fossiles.

Cette découverte devrait aider les biologistes à mieux comprendre la biodiversité et l'évolution des fourmis qui sont abondantes sur la Terre et jouent un rôle écologique important.

Le biologiste a récupéré le seul spécimen connu de la fourmi Martialis heureka en 2003 dans un collecteur de feuilles mortes à Manaus, une ville au coeur de l'Amazone.

Ces chercheurs ont conclu que cette fourmi appartenait à une espèce inconnue ainsi qu'à un sous-groupe de famille après des analyses morphologiques et génétiques. L'analyse de l'ADN des pattes de Martialis Heureka a confirmé sa position à la base même de l'arbre phylétique de l'évolution de ces insectes